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Les personnes HPI n’ont pas plus de risque d’être autistes

Dernière mise à jour : 22 nov. 2022


 

Certaines idées reçues mènent à penser un lien entre trouble du spectre autistique (TSA) et haut potentiel intellectuel (HPI). Il peut arriver que des jeunes avec un TSA présentent des compétences intellectuelles élevées alors que certains jeunes avec un HPI présentent des difficultés relationnelles même si celles-ci ne sont pas caractéristiques. Ci-dessous, vous trouverez une revue de littérature pour approfondir cette question.

 

Contrairement à certaines idées reçues, le Haut Potentiel intellectuel n’est, selon les nombreuses études menées sur le sujet, pas un facteur de risque de présenter d’autres troubles associés, dont l’autisme. Les hautes aptitudes intellectuelles seraient, en effet, corrélées avec de meilleures capacités d’adaptation et donc davantage considérées comme un facteur de protection.


En outre, le HPI n’est pas nécessairement associé à des difficultés sociales, alors que celles-ci apparaissent centrales dans le trouble du spectre de l’autisme. Bon nombre de personnes présentant un HPI disposent de compétences sociales et émotionnelles largement satisfaisantes et peuvent mettre à profit leurs capacités cognitives dans les relations qu’elles entretiennent, certains auteurs décrivant même les individus HPI comme « socialement optimaux » et s’intégrant bien à tout âge de la vie.


Ces éléments nous invitent donc, de facto, à nuancer le lien possible entre le HPI et l’autisme.


Cependant, les hautes capacités intellectuelles peuvent, dans certains cas, avoir une influence négative sur la gestion des relations sociales. En effet, le décalage entre le rythme de développement cognitif d’un enfant HPI et celui de ses pairs peut être problématique pour certains et gêner l’entrée en relation ou le maintien d’un lien social, notamment lorsqu’il s’exprime au travers de centres d’intérêts différents.


En outre, la sensation d’être « à part » ou « différent des autres » peut également être à la source de certaines difficultés relationnelles. Il est important de souligner, cependant, que ce sentiment ne concerne pas l’ensemble des personnes présentant un haut potentiel et est encore moins spécifique à cette population (toute personne pouvant ressentir cette sensation sans présenter, pour autant, un HPI).


Ces nuances ne s’apparentent, toutefois, pas aux manifestations caractéristiques du trouble du spectre de l’autisme (TSA) et ne peuvent donc pas y être associées de façon systématique.


Notons, par ailleurs, que certains traits communs ont été identifiés entre HPI et TSA, lesquels peuvent parfois prêter à confusion ou laisser penser qu’il existe un continuum entre ces deux entités. Citons, par exemple, l’isolement social, les intérêts spécifiques, la lecture précoce ou les connaissances très étendues dans certains domaines, ces éléments pouvant être considérés comme des symptômes « faux-amis ». Ceux-ci ont, toutefois, des significations très différentes qu’il s’agisse du HPI ou de l’autisme et il est indispensable de les différencier pour éviter de mauvaises interprétations et permettre un accompagnement aussi ajusté que possible aux besoins de chacun.


Par conséquent, aucune des données disponibles actuellement ne permet d’affirmer que le HPI pourrait représenter un facteur de risque pour l’autisme. L’approfondissement des connaissances et de nouvelles recherches sont, toutefois, nécessaires pour mieux comprendre la spécificité du fonctionnement intellectuel des autistes HPI par rapport aux personnes à HPI sans trouble autistique.

 

Source : Page Facebook Neurotransmetteurs (les sources de l’article sont dans la publication Facebook).



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